D'aucuns le connaissent comme l'un des chefs décorateurs adorés du cinéma américain, dont le travail a pu être aperçu dans les films de Darren Aronofsky ou dans les super-productions comme Avengers ou The Batman. Mais James Chinlund est aussi menuisier de formation, et s'est distingué comme un sculpteur de renom. Collaborateur fréquent du monde de la mode, il a travaillé avec le duo de photographes Inez & Vinoodh ou la maison Givenchy à l'occasion du défilé automne-hiver 2026/2027. Mais c'est avec Louis Vuitton que l'Américain a la plus belle relation, imaginant les décors des défilés de Nicolas Ghesquière depuis la collection Croisière 2025, organisée dans l'impressionnant parc Güell de Barcelone. Ce mardi 6 octobre, James Chinlund créait un tout nouvel univers pour accompagner la collection printemps-été 2027, présentée dans la Cour Carrée du Louvre – haut lieu de la culture française s'il en est.
Ce qu'il faut retenir du défilé Louis Vuitton printemps-été 2027 est ici.

Retour vers le futur
Sur le morceau “Let X=X” de Laurie Anderson, les mannequins défilent dans une Cour Carrée du Louvre du futur, avec 34 voitures conceptuelles qui semblent léviter au-dessus du sol. Suspendues à différentes hauteurs, elles pourraient bien être en train de voler devant les façades historiques du Louvre. Comme pour projeter les invité·es du défilé dans une ville alternative, à la croisée du présent et du futur. Déclinées en quatre versions, dans les tons crème et vert forêt, ces voitures volantes se trouvent rehaussées de signatures Louis Vuitton, dont le motif Damier emblématique de la maison. Voilà de quoi définir les thèmes centraux du défilé printemps-été 2027, où rien ne compte davantage que l'ergonomie – cette science qui cherche à allier le bien-être, la santé, la sécurité et l'efficacité. Exit les matières lourdes, donc, et bonjour aux tissus ultra-légers, grâce auxquels les mouvements peuvent épouser librement le rythme d'une vie ultra-rapide. “Je suis en quelque sorte un spécialiste de l’armure dans mon approche de la mode et de l’architecture, déclare Nicolas Ghesquière à Vogue. Et, par contraste avec cela, je trouvais intéressant de développer quelque chose d’extrêmement fluide et léger au milieu de cet environnement.”
On imagine aisément comment James Chinlund (né à New York et formé à l'école CalArts de Los Angeles) s'est préparé pour imaginer ce nouveau décor, qui pour lui n'a rien de nouveau. C'est que l'artiste a souvent dû penser ces fameuses villes du futur, son CV comptant un nombre impressionnant de films de science-fiction, dont Avengers (Joss Whedon), La Planète des singes : L'Affrontement et La Planète des singes : La Suprématie (Matt Reeves). Pour son travail sur The Batman (Matt Reeves), il a reçu une nomination aux BAFTA ainsi qu'un prix de la British Film Designers Guild. Prochainement, on pourra découvrir ses nouvelles créations dans Le Monde de Narnia de Greta Gerwig (Netflix), qui est actuellement en post-production.

